Le Dr Frank Habineza a évoqué le courage des politiciens assassinés en 1994
Le porte-parole du Forum national des partis politiques (FNPP), le Dr Habineza Frank, a déclaré qu’aujourd’hui, nous nous souvenons tout particulièrement des hommes et femmes politiques assassinés pendant le génocide contre les Tutsis en raison de leur appartenance ethnique, de leurs opinions politiques, de leur lutte contre le mal et de leur refus de l’injustice.
Il a ajouté : « Les hommes et femmes politiques dont nous nous souvenons aujourd’hui ont été tués pour leur courage face à la tyrannie et leur refus de l’injustice. Ils l’ont fait en œuvrant pour un pays où la gouvernance respecte tous les Rwandais, sans discrimination.”
Il a souligné que les 11 partis politiques actifs au Rwanda s’unissent actuellement pour le développement du peuple rwandais, insistant sur le fait que la dissidence n’est pas synonyme de violence.
Il a déclaré : « Avoir une vision différente des choses au Rwanda n’est pas une lutte, ni détruire ce que le peuple a accompli et continue de construire 32 ans après le génocide des Tutsis. Notre rôle est de proposer des idées, de trouver des solutions aux problèmes existants, tout en gardant à l’esprit que nous sommes au Rwanda, un pays à l’histoire sombre qui a conduit au génocide des Tutsis en 1994. »
Il a appelé les membres des partis politiques actifs au Rwanda à condamner ceux qui souhaitent le retour de la politique de la haine dans le pays.
Il a déclaré : « Nous n’accepterons personne qui, sous quelque prétexte que ce soit, cherche à nous faire reculer une fois de plus. »
Le président du Sénat, Mr Kalinda François-Xavier, a souligné que le génocide des Tutsis était dû à une série d’événements historiques tragiques et à une politique raciste, exhortant les responsables politiques à éviter de replonger le pays dans de telles horreurs.
Il a réitéré ce message le 13 avril 2026, lors d’une cérémonie commémorative organisée en présence de personnalités politiques et autres dirigeants.
Cette cérémonie marquait la fin de la semaine de deuil national et rendait hommage aux hommes et femmes politiques assassinés pendant le génocide pour avoir refusé de soutenir le plan d’extermination des Tutsis dès leur naissance.L’événement s’est déroulé au Mémorial du génocide de Rebero, un lieu dédié à la mémoire de ceux qui ont dénoncé l’injustice et combattu le mal

Le ministre de l’Unité et de l’Engagement civique du Rwanda, le Dr Jean-Damascène Bizimana, a dénoncé la politique de haine menée par le président Juvénal Habyarimana et son prédécesseur, Grégoire Kayibanda.
Il a expliqué que lors de son accession au pouvoir, Habyarimana avait prétendu agir ainsi en raison des problèmes que connaissait le pays, notamment la persécution des Tutsis dans les écoles. Or, une fois au pouvoir, il a perpétué ces pratiques et encouragé le racisme dans les établissements scolaires.Il a souligné que d’anciens réfugiés étaient persécutés, leurs biens confisqués et qu’ils n’étaient pas autorisés à rentrer au pays.Il a ajouté : « Même les réfugiés qui tentaient d’entrer au Rwanda pour rendre visite clandestinement à leurs parents et à leurs proches étaient expulsés. »




